RAS a pour but d’enseigner au plus grand nombre, des compétences, des connaissances et des pistes de réflexions afin de mieux réagir à des situations à risques qui peuvent survenir dans la vie d’un citoyen comme les accidents de la route, les incendies ou les agressions par exemple.

Le projet se base sur l’exploration de différents domaines que sont le survivalisme, le secourisme, le sport, le combat, le matériel, l’indépendance énergétique, hydrique et alimentaire, la survie urbaine, rurale ou en milieu naturel, ainsi que les compétences en lien avec la recherche d’autonomie d'indépendance et de résilience.

Nous abordons les différentes thématiques dans une logique positive d’entraide et de collaboration. 

De ce fait, nous n’accepterons aucuns propos sexistes, homophobes, transphobes, racistes ou xénophobes.

Nous tenons également à rappeler que nous ne sommes pas politisés. Nous sommes apolitiques. 

Notre but étant d’aider le plus de citoyens possible, qu’importe son identité de genre et son expression de genre, ses opinions politiques, ses origines socioculturelles, son appartenance religieuse ainsi que son orientation sexuelle.

Nous sommes ouverts à la réception d’articles, de vidéos, d’images ou de podcast en lien avec les univers mentionnés précédemment.

Pour toute proposition, l’auteur-e ou les auteur-e-s doivent s’assurer qu’ils respectent notre charte de conduite.

Afin d’assurer un contenu le plus qualitatif possible, les contributions quelles que soient leurs formes, se doivent de répondre à des critères de qualités composés d’une argumentation claire et structurée, d’une écriture ou de dialogues en français correct. Un effort pour aller à l’essentiel sera demandé afin de ne pas faire perdre de temps au lecteur. 

Pour toutes images ou musiques utilisées, l’auteur-e s’assurera de posséder les droits ou l’accord du créateur initial et ce, sur l’ensemble de sa production.

Les formats acceptés sont pour le texte PDF, GOOGLE DOCS, OPEN OFFICE, pour la vidéo, format MP4 et enfin pour l’audio, format MP3.

Nous n’acceptons pas les formats WORD en raison de problématiques d'incompatibilité dues aux différentes versions du logiciel. 

Dès réception, le projet sera étudié par l’équipe RAS qui évaluera la qualité et la pertinence de la proposition. 

L’auteur-e recevra sous quinze jours, le cas échéant, un message de refus ou d’acceptation.

Suite à une acceptation, la direction éditoriale de RAS fournira un rapport d’évaluation au créateur, se réservant le droit de demander des modifications et ce, durant toutes les étapes menant à la publication. 

Merci à vous.

Article écrit par un abonné qui restera anonyme. Appelons le Bob.

Bob Slegue

bob quand il était enfant.

Salut,

Petite présentation de "l'univers" médical que j'emporte avec moi au travail.
Ça intéressera probablement les forces de sécurité (policiers, militaires,...) mais ça peut être quelques choses d'intéressant pour les autres.

D'abord mon contexte:


Monde militaire, part souvent en OPEX dans des situations à risque. Je ne peux pas me concentrer uniquement sur l'aspect médical (et transporter un hôpital sur moi) mais aussi sur l'aspect armement, bouf, transmission,..
Au sein de mon unité je suis notamment un des spécialistes médic ce qui signifie que je dois avoir du matériel pour moi, mais aussi pour les autres.


Je ne suis pas personnel médical pour autant, je fais partie des gens sur le terrain qui sera appuyé par du personnel médial quand la situation sera un peu plus calme. (je n'ai pas vraiment le temps ni la place dans mes kits pour poser une perf etc,...)
Ces kits médicaux rentrent en interaction avec mes autres kits ( par exemple j'ai une lampe frontale, un bonnet, un couteau suisse, un briquet, une radio,...) sur moi, tout des objets pouvant être utile dans l'univers médical mais je ne la citerai pas dans mes kits médic.

bob un peu plus vieux

Organisation du kit médical:


- Ce qui est directement sur moi très accessible ( je dois l'avoir en main en 1 seconde prêt à être utilisé)

- Ce que je transporte sur mon harnais de combat ( dans une pochette adaptée et bien signalée/connus avec du matériel orienté blessure de guerre, je dois l'avoir ( ou un de mes collègues qui devrait intervenir sur moi) en moins de 10 secondes)

Pour ces deux sphères je suis clairement orienté sur l'opérationnalité tactique. Il y a pas de place pour une flapule de désinfectant pour soignée un bobo, ou un médicament pour la diarrhée. Je dois rester mobile (malgré le poids des autres kits (munition&armement, ...)), je dois pouvoir courir, grimper, combattre,... C'est un kit que j'ai a 90% sur moi, mais quand je dois réaliser des missions plus low profil, ce matériel sera généralement également sur moi, mais autrement (dans des poches de la veste,...) Donc l'organisation change, mais pas vraiment le matériel.

J'ai trois autres sphères
- Ce qui est dans ma trousse de secours légère orienté combat (matériel pour secourir les autres mais orientée combat donc légère et visant les blessure de guerre)


- Ce qui est dans mon sac de secours, matériel pour moi et mes camas (c'est un gros sac mais pas celui que j'aurai sur le dos pour faire une patrouille, plutôt celui qui reste dans le véhicule ou sur un poste fixe. Le format sac à dos permet juste de transporter facilement sur une courte distance (-de 2km idéalement même si c'est possible plus) Dedans de nouveau du matériel type damage contrôle, mais aussi du matériel urgence domestique, de la bobologie, de l'hygiène, des médicament de confort,...)


- Le matériel collectif mais que je suis responsable dans la gestion et la mise en oeuvre (kit masscal, brancards,...)

Ici je ne développerai que les deux premières sphères: (dans un autre post les trois autres sphère si je vois que l'actuel post intéresse)

Ce qui est directement sur moi très accessible ( je dois l'avoir en main en 1 seconde prêt à être utilisé)
- Un ciseau type brancardier
- Deux paires de gants "de tatoueur" (comme les gants médicaux mais en plus solide)
- Un ou deux tourniquet (dépend la mission) de type CAT

 Ce que je transporte sur mon harnais de combat ( dans une pochette adaptée et bien signalée/connus avec du matériel orienté blessure de guerre, je dois l'avoir ( ou un de mes collègues qui devrait intervenir sur moi) en moins de 10 secondes)

bob en véhicule


- Pour les massives bleeding
     - Un tourniquet type CAT
     - Une petite bande, pas pour soutenir une entorse, mais pour sécurisé un tourniquet douloureux qu'un blessé (y compris moi) pourrait être tenté     d'enlever car ça ferai trop mal.
     - Deux bande Woundclot
     - Un woundpacking
     - Une pince à clamper

- Pour les airways
    - une naso à ma taille
    - une canule oro à ma taille

- Pour la respiration
    - Trois chest seal non vented
    - Un caté 14g (spécifique pour une décompression à l'aiguille)

- Pour les saignement
    - Un pressure dressing
    - Deux eyeshields

- Pour l'hypothermie (en plus des autres kits que j'ai sur moi)

    - trois couvertures alu
    - deux "chaufferettes" chimiques

- Pour les brûlures
     - Une compresse burn

- Pour l'évac & autre (en plus des autres kits que j'ai sur moi)
    - 2 cyalumes
    - un feutre pour écrire
    - 2 Tccc card (dont une pré- remplie pour moi et en fonction de la mission)
    - 1 set de triage
    - 5 épingles de sureté
    - 1 compresse (pour les artères glissantes avec la pince à clamper ou autre utilisation)

Sur la pochette
   - un patch cousu pour signaler que c'est ma poche médicale (doublé dans ce rôles par les tirettes qui sont de couleur rouge)
   - un patch cousu groupe sanguin et allergie
   - cette pochette est sur une plateforme molle à velcro (sécurisé par une sangle) donc peut rester sur moi ou être rapidement détachée. Chaque item dans cette pochette est fixé (même ouverte je peux courir sans le risque de tout perdre)

Remarque:


- Si le matériel n'est pas conditionné pour résister à l' eau (forte pluie, passage dans une rivière,...), je l'ai rendu résistant à l'eau
- Tout les gars qui m'entoure connaissent où trouver mes kits et ce qu'ils contiennent, si j'ai du matériel ne faisant pas partie du matériel distribué par l'armée, je les ai formé pour pouvoir l'utiliser.
- Pas de place pour des contre façon ou du matériel bas de gamme

Toutes remarques constructives est la bienvenue 

Son d'ambiance pour la lecture au calme.

LE PLANTAIN, INTÉRÊTS THÉRAPEUTIQUES ET ALIMENTAIRES.

Ça paye pas de mine mais c'est utile

Article écrit par le grand ZACKMASS


Les intérêt gustatifs de cette plante ne sont pas son plus grand atout, en effet comme beaucoup de plantes, gustativement c'est pas ouf quand tu la mange en salade seule mais certaines ont des effets cachés fort intéressants.

Déjà elle se mange ce qui est pour une adventice plutôt appréciable car comme toutes adventices c'est fréquent

de la trouver sur le bord des routes et très facile à faire pousser et à récolter.

Adventices signifie "Qui viens de l'extérieur" donc pas planté par l'homme ce qui signifie intrinsèquement "Mauvais herbes" dans le cas d'un survivaliste aucune herbe est mauvaise, même les plantes toxiques ont leurs utilités mais ce n'est pas l'objet de l'article du jour.


Intérêt Gustatif :

Au goût plutôt prononcé de champignon, ses feuilles sont meilleures jeunes et fraiches car moins amères ajoutant un doux goût de noisette en prime de celui de champignon. Cette adventice se mange aussi bien crue (à bien laver avant) que cuite, et peux se manger avec sa tige et sa fleur (bien meilleure d'ailleurs quand elle n'a pas encore
entièrement germée).
Dans le cas des feuilles matures, je préconise de les manger cuites ou à faire sécher pour en faire des tisanes c'est pas mal aussi.


ATTENTION

Manger du plantain c'est bien, ne pas trop consommer sa graine c'est mieux sauf si vous voulez repeindre vos toilettes (sèches de préférence) Je dit bien qu'on peux en consommer, mais pas 300g par jour, sous peine de se vider bien comme il faut.

Un petit conseil de dégustation toutefois: cette plante est particulièrement bonne en salade avec des noix et du fromage (un ptit fromage bien de chez nous comme un petit camembert ça passe crème)
mais également en soupe pour remplacer les champignons de Paris, en quiche comptez 20 minutes de cuisson (parfait pour les plats asiatiques).


Intérêt cosmétique :

Aussi extraordinaire que ça puisse paraître (oui elle est hyper accessible)cette plante peux aussi servir en cosmétique.
En effet elle contient une substance dans son fruit appelé "Mucilage"

Le Mucilage c'est une substance composé de glucide qui gonfle au contact de
l'eau et crée une substance visqueuse (un peu comme l'Aloe Vera) .

Le plantain est donc une plante idéale en cosmétique pour calmer les rougeurs, améliorer le teint mais également hydrater la peau durablement.


Les amérindiens s'en servaient également pour éviter les ampoules et les frottements en cas de longue marche,

ils coinçaient quelques feuilles entre les orteils et ainsi le frottement des doigts de pied combinés à l'humidité

des pieds, libéraient la substance grasse de la plante et maintenaient hydraté le pied.

Excellent baume cicatrisant et anti inflammatoire que ce soit contre les boutons comme contre les vergetures

ou même contre certaines piqures d'insecte et de plante telle que l'ortie. Son pouvoir cicatrisant n'est plus

à démontrer, il suffit pour cela de mélanger le plantain à de l'eau et laisser macérer à froid pendant 3 à 6 semaines,

la quantité de plante est d'1/3 du contenant au minimum (au maximum 1/2), les plantes doivent être soit récoltés

en pleine journée (donc odorante et le moins possible humide) soit séchés au préalable.


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LE CONSEIL DE L'EXPERT (doucement les chevilles) :

Ajouter quelques gouttes (2 ou 3) d'huile essentielle de lavande ou de calendula pour améliorer l'efficacité du produit cicatrisant et réparateur à votre macérat.
Pour la fleur, avant d'effectuer le macérat et donc soit à chaud soit à froid obtenir la substance active, il vous faut l'écraser (en effet c'est résistant cette ptite bête et si ça macère sans être écrasé l'efficacité en restera très limité).


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Intérêt médical :

Pour améliorer l'efficacité de cette plante et afin de garantir l'effet antiseptique du cataplasme :

il faut mélanger cette plante à de l'achillée millefeuille (attention à ne pas confondre
avec de la petite ciguë,voir prochain article) ou de la bardane.


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MISE EN GARDE PARTICULIÈRE

Si possible, il vaux mieux planter son propre plantain ou connaître le terrain où on le ramasse,

cette plante purifiante de sol est très présente sur des sols pollués comme sur le bord des routes,

mais les consommer c'est s'exposer aux métaux lourd de l'essence et ceux du goudron fortement présents
dans le sol, aussi renseignez vous bien avant de les consommer.
Ne pas donner à des personne ayant un terrain allergique important cette plante, en cas de doute appliquer

dans le creux du coude 5 à 10 minutes , en cas de rougeur sévère accompagnée d'érythème (bouton) ne pas ingérer
ni appliquer sur la peau de nouveau.


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LE CONSEIL DE L'EXPERT (doucement les chevilles) :

Aucun plantain n'est pas comestibles et certains ont des effets plus prononcé que d'autre quant aux solutions
épidermiques et médicales : la surdose n'est pas mortelle au pire elle vous fera visiter les toilettes régulièrement.
Dans cet article seul le plantain européen le plus fréquent sous nos latitudes, est décrit "PLANTAGO MAJOR"

Mais cet article s'applique pour chacun des 200 plantains répertoriés dans le monde.


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Pour aller plus loin: https://undersurvival.com/2021/09/17/memorisation-des-connaissances-pour-la-survie/

Merci Zackmass!

32 Capsules

Mémoriser des connaissances sur le long terme avec Memcode. 1er article de Seeven.

Introduction

la mémoire!

Article écrit par le sublime Seeven !

Mémoriser! Avez-vous déjà appris à nouer un superbe nœud de huit lors d'un lointain cours d'escalade, sans
pouvoir le refaire le jour où vous en aviez besoin ?


Avez-vous déjà enregistré une magnifique image illustrant un système de purification de l'eau vue
sur un forum, sans jamais la regarder à nouveau ?


Si un de vos proches perdait subitement connaissance, vous souviendriez-vous des gestes de
premiers secours appris lors de votre stage PSC1 d'il y a 5 ans ?


Nous avons la chance d'avoir accès à une infinité de connaissances et de techniques qui pourraient
s'avérer très pratiques, voire salvatrices, dans des situations particulières. Le problème est que si l'on
ne les utilise pas, ces savoirs s'effacent et laissent place à des connaissances utilisées plus
régulièrement, comme la recette de la pâte à crêpes.


Alors comment retenir ces connaissances essentielles ? Après tout, nous ne pouvons pas pratiquer
tous les jours la survie en forêt, le bushcraft et le secourisme…

Et hors de question de "réviser" une montagne de fiches tous les jours comme si on devait passer le bac à la fin de chaque mois… D'autant que, c'est bien connu, les bacheliers oublient tout, aussitôt le diplôme en poche

La répétition espacée pour mémoriser.

Je vais vous présenter une technique d'apprentissage très utilisée dans le domaine des langues, mais
qui peut servir à apprendre n'importe quoi. Je l'ai moi-même utilisée de nombreuses années pour
passer plusieurs examens (mathématiques, physique, code de la route, fiches moto…).


Ce qui rend cette technique puissante est qu'elle permet d'apprendre un grand nombre
d'informations sur du très long terme, avec une charge de travail de plus en plus légère.

J'ai nommé : la répétition espacée. Le principe est simple : mieux vous connaissez une "fiche", moins
vous êtes interrogé dessus. Et plus vous avez du mal à apprendre une fiche, plus vous la réviserez.


Bien souvent, on combine cette technique à des fiches "à trou" ou "recto-verso", ce qui nous force à
nous remémorer activement le contenu de la fiche, plutôt que de simplement la relire en se disant
"ah oui je le savais…".


Cette technique est aussi très efficace sur le "court terme" (pas trop court non plus, hein), si vous
voulez vous préparer tranquillement pour un examen.


Si vous n'avez pas besoin d'apprendre tout, tout de suite, vous pouvez même ne faire une séance
qu'une fois par semaine ou par mois, sans stress. Sur le long terme, vous retiendrez tout, et les
séances seront de plus en plus courtes.

Memcode.

Il existe plusieurs solutions pour créer ses fiches de répétition espacée. Je vais vous parler de
Memcode car il s'agit d'une solution en ligne, facile d'utilisation, 100% gratuite et open source. Et
surtout, le partage et la collaboration sont très faciles, ce qui va nous intéresser par la suite.


Petite particularité : il faudra soit un compte Gmail, soit un compte GitHub pour se connecter à
Memcode et créer ses fiches. Mais vous pouvez déjà parcourir le site et lire les fiches existantes en
tant qu'invité.

Créer un cours

Une fois connecté, vous pourrez créer un "cours" (c'est-à-dire un ensemble de fiches sur un même
sujet) en cliquant sur le bouton "Create" en haut de la page. Vous choisirez ensuite de rendre ce
cours privé (uniquement visible par vous) ou public (tous les utilisateurs pourront voir ce cours et
l'apprendre). Quant à la catégorie, elle sera bien souvent sur "Other".

Vous arrivez ensuite sur la page permettant de créer des fiches (ou "flashcards") :


La colonne de gauche représentant le "recto" de la fiche (la question), et la colonne de droite étant le
"verso" (la réponse).


Sur la droite, le bouton "Save" vous permet d'enregistrer votre fiche et d'en créer éventuellement
une nouvelle. Pour supprimer une fiche, placez votre souris tout à gauche de la fiche et cliquez sur le
"Delete" qui vient d'apparaître.

Boutons "Learn" et "Review"

Si vous avez créé des fiches, vous devriez voir un bouton vert "Learn (x)" :

Cliquez dessus afin de sélectionner les fiches que vous souhaitez apprendre ("Learn") ou ignorer
("Ignore"), ce qui peut être utile pour les cours créés par d'autres utilisateurs :


Une fois que vous avez choisi d'apprendre ou d'ignorer toutes les nouvelles fiches, le bouton vert
disparaît et laisse place à un bouton orange "Review (x)".


Le mode Review est le véritable mode d'apprentissage : le site va vous présenter une par une toutes
les fiches qui doivent être révisées aujourd'hui, en masquant la réponse :

Remémorez-vous la réponse, pratiquez-la si cela est possible. Puis cliquez sur "See answer" pour
dévoiler la réponse. Une barre vous permet de noter vous-même la facilité avec laquelle vous vous
êtes remémoré la réponse (de 1 à 5) :

Répondez le plus honnêtement possible : plus votre auto-évaluation est basse, plus vite cette fiche
vous sera proposée à nouveau. En cas de doute, mieux vaut donc se noter "trop bas" que "trop
haut". Puis cliquez sur "Next" pour passer à la suite.
N'hésitez pas à expérimenter et à toucher un peu à tout pour bien comprendre le fonctionnement de
Memcode.

Le partage et la collaboration

Créer ses fiches soi-même et les apprendre tout seul, c'est bien. Les partager avec la communauté,
c'est super !


Pour celles et ceux qui aiment travailler en groupe, vous noterez le bouton "Invite coauthors", qui
permet d'ajouter plusieurs collaborateurs à un même cours. À plusieurs, nous pouvons nous motiver,
nous entraider, nous corriger.


N'hésitez pas à partager vos cours Memcode en commentaires ou sur le Discord. En partageant le
savoir et une pédagogie efficace, nous construisons une communauté plus forte, car la connaissance
est une des bases de la résilience, de l'autonomie et de la survie.
Vous pouvez aussi ajouter le mot-clé "RASTacline" dans la description de vos cours afin que l'on
puisse facilement les trouver par une recherche. Pour modifier la description d'un cours, cliquez sur
"Edit" :

Bonnes révisions, pensez à partager, et bonnes crêpes 😀

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Pour aller plus loin: https://undersurvival.com/2020/05/17/reflexion-autour-de-lequipement-portes-par-loperateur/

Tacline

QUI SE CACHE DERRIÈRE LE MASQUE de tacline?

Salut je me présente, Gaël alias Tacline, la ligne tactique sur internet.

Je suis celui qui à lancer ce vaste projet constitué d’une chaîne Youtube, d’un blog rempli d’articles, du site Undersurvival, d’un serveur Discord, d’un Patreon, d’instagram, d’une newsletter bref c’est un concept tentaculaire dont le but est simple :

Offrir aux citoyens des clés pour qu’il puisse s’en sortir lors de situations à risques comme les accidents de la route, les agressions, le secourisme, les incendies etc.

pour finalement aider à prolonger la vie en développant plus de résilience et d’autonomie à travers le survivalisme.

depuis une dizaine d’années maintenant, j’explore cet univers.

J’ai débuté jeune, vers l’âge de quinze, seize ans grâce aux forums, blog et livres sur le sujet.

Quand on vit encore chez les parents, on est forcément limité dans nos champs des possibles. Acheter et tester du petit matériel reste une des principales portes d’entrée dans ce monde.

J’ai ainsi pu découvrir ce qu’était un EDC, un BOB, une BAD etc. (pour ceux qui ne sont pas familiers des termes que j’utilise ici, rendez-vous dans le glossaire du site)

Sans oublier mes premiers bivouacs en forêt ainsi que mes tentatives, souvent ratées, de techniques de survie.

Petit à petit. C’est devenu une passion. Trouver les équipements les plus astucieux, les plus ingénieux et les mieux pensés, réfléchir à comment améliorer ce que l’on porte puis le tester au quotidien.

Je me suis intéressé aux grands principes de réflexions autour de l’équipement comme la règle des trois L : lame, lampe lacrymogène, la règle des 5C, la règle des trois, le KISS (keep it simple stupid) etc.

Suite à cette passion, J’ai pu faire deux ans en étude de Design ou je me suis principalement attardé sur le design d’objet, l’ergonomie et le pourquoi, du comment un outil est réussi ou au contraire inadapté. J’ai vite compris qu’il fallait une expérience de terrain pour concevoir des outils de qualité. J’ai donc commencé à me forger des compétences.

Arts martiaux et self-défense (Kung-Fu Vu Ba, Sanda un peu, puis Krav Maga, Boxe pied poing, Jiu-jitsu traditionnel. ), randonnée, stages de survie, pratique du tir à l’arc.

J’ai pu travailler dans le monde de la sécurité privée ou j’ai fait en sorte d’intervenir dans des endroits et des postes différents autant en tant que videur dans un bar de nuit, dans des musées, des écoles, immeuble de grande hauteur, événementiel de type concert par exemple.

J’ai pu expérimenter la sécurité privée renforcée sur des sites sensibles, la sécurité incendie et assistance à personne également. J’ai été secouriste à la protection civile pendant un an et là je suis pompier volontaire. J’ai donc pu passer beaucoup de formations en secourisme.

J’ai également été Médiateur bénévole dans des événements undergrounds concert de Psy trance, Tribe et autres styles musicaux ou la soirée rimait avec prise de produits. Cela m’a permis de découvrir les côtés sombres des événements festifs (problèmes d’alcool, de drogues, misère sociale et affective etc. ) .

J’ai aussi pu pratiquer le tir (et cette fois-ci, plus à l’arc mais sur des plateformes plus modernes) depuis six ans maintenant.

Je garderais le reste de mes expériences pour moi ; p

On va dire que j’ai passé les dix dernières années à engranger des compétences, des connaissances et des expériences de vie dans le but de développer ma propre résilience. Je suis accro aux situations nouvelles. Apprendre des choses et exercer ma curiosité font partie des principes fondamentaux pour moi.

J’ai voulu approcher l’univers de l’intervention de manière multiple pour mieux la comprendre dans son ensemble. J’ai pu remarquer que ce domaine opérationnel est finalement très lié à celui du survivalisme.

Lors de la mort de mon père, je me suis posé beaucoup de questions sur mes véritables aspirations. Sur mon envie de transmettre ce que j’ai pu apprendre. De quelle image et de quel souvenir je voulais laisser après ma mort. Du comment être utile et du comment apporter ma pierre à l’édifice de la vie.

J’ai eu la chance de recevoir un peu d’argent suite à son décès. J’ai fait le choix de l’investir pour acheter mon matériel (son, éclairage, caméra, ordinateur, logiciel de montage, formations etc.). Matériel que j’ai pu utiliser pour débuter dans la production de contenu.

Je voulais aider un maximum de personnes dans leurs recherches de résiliences. Être utile à ma façon. Enseigner des choses grâce à ma modeste expérience de vie. Je trouve que c’est une noble façon d’utiliser l’argent de mon père plutôt que de simplement vivre dessus quelque temps. Ma façon à moi de transformer un drame écrit et joué par Thanos en élan positif de vie.

Depuis mes débuts en survivalisme je me suis dit que j’aimerais pouvoir transmettre mes connaissances un jour. J’ai attendu longtemps avant de débuter cette transmission pour être légitime vis-à-vis de moi-même. J’estime qu’il faut avoir une expérience pour s’exprimer avec justesse. Malgré mon background que je n’ai pas complètement déroulé devant vous, j’ai encore du mal à me dire que j‘ai le droit de parler survivalisme sur les ondes.

Je suis très perfectionniste dans mon travail. Je tente malgré mon côté autodidacte dans le monde de l’audiovisuel, de proposer des contenus le plus qualitatif possible. Mon objectif c’est de ne pas faire perdre de temps au spectateur, au contraire. L’idée c’est de lui offrir une propulsion pour qu’il puisse apprendre encore plus vite que moi

Ainsi Undersurvival représente l’aboutissement de tout ce chemin de vie.

J’ai voulu créer ici un endroit où on se sente comme à la maison. Un lieu d’échanges, de rencontre et de partage.

L’idée c’est de trouver l’équipement qu’il te faut tout en te faisant aimer le moment présent.

Article sur les boites au lettres écrit par l'indomptable FRED.

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Dans cet article je vais vous présenter un système de communication extrêmement utile dans un cadre de résilience, les boîtes aux lettres mortes (qu’on abrégera en BLM) et leur utilisation dans la pratique du survivalisme. De nos jours on peut se demander quels seront les moyens de communication à notre disposition lors d’un effondrement, lorsque le téléphone ne marchera plus, lorsqu’internet sera tombé.

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Lors de cet effondrement, il faudra s’organiser et savoir communiquer de manière sécurisée à la fois pour les données et pour les opérateurs qui veulent communiquer. Pour répondre à cette problématique, on peut mettre en place des BLM, (Dead Drops en anglais) mais sauf si vous êtes déjà initiés vous allez me regarder et me demander “mais Fred, c’est quoi une boîte aux lettres mortes ? et je vous répondrai ceci : Il s’agit d’un endroit où l'on laisse des messages qu’une autre personne viendra récupérer dans la foulée, les emplacements de ces caches ne sont connus que des membres d’une même équipe. Les messages transmis peuvent être de toutes formes comme des images, une carte, un message ou que sais-je.

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Les BLM ont été extrêmement utilisées pendant les deux guerres mondiales puis par des agents des deux blocs pendant la guerre froide pour communiquer discrètement des informations importantes, de plus la BLM à l’avantage de pouvoir transmettre un message à plusieurs équipes, il suffit qu’un agent de chaque équipe passe récupérer le message.

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Les membres d’une équipe doivent également connaître le repère qui permet sans s’approcher de la cache de savoir si elle contient un message, par exemple, on peut accrocher un foulard sur une branche mais le but est d’être discret, donc on peut se servir de son imagination pour trouver un indicateur à la fois original et discret, ainsi les membres d’une même équipe ne risquent pas de dévoiler l’endroit de la cache ni de se mettre en danger.

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Et si notre équipe veut transmettre des messages sécurisés ? Pour cela, rien de plus simple, il suffit de chiffrer les messages écrits voire de les cacher dans un élément qui semble banal pour toute personne qui n’est pas au courant qu’on à caché un message, par exemple un texte peut être transmis par stéganographie dans une image, image qu’il suffit alors de mettre sur une clé USB que l’on glisse dans la BLM. Mais du coup c’est intéressant tout ça, mais comment les fabriquer ? Eh bien, encore une fois, c’est finalement assez simple. Tout d’abord il faut savoir que l’on doit respecter deux principes simples pour concevoir une bonne BLM, discrétion et protection.

BOITE AU LETTRE VIVANTE

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Premièrement, la discrétion, en effet, une BLM se doit d’être invisible pour quiconque ne saurait pas ou elle se trouve, le camouflage doit être adapté à l'environnement et à la taille de la cache, par exemple une BLM pouvant accueillir des lettres peut se cacher dans un tout petit espace comme un tube de PVC simulant une évacuation d’eau. Si la cache accueille des colis plus importants on peut alors imaginer la cacher dans un faux compteur électrique ou l’enterrer en pleine forêt, le tout est de choisir un endroit où la cache se fond dans le décor.

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Ensuite vient le second mot d’ordre, protection. La protection se décline en 2 catégories, la protection de la cache et la protection des données transmises. La protection de la cache peut se faire simplement en verrouillant la BLM mais on peut imaginer piéger les alentours pour empêcher toute personne non autorisée d’approcher la cache. Mais attention une zone trop piégée indiquera la présence d’une cache !

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La protection des données, elle, se fait en préservant les messages transmis d’être détruits, pour cela on doit créer une BLM qui respecte quelques critères : - d’abord, l’étanchéité, notre BLM doit résister à l’eau pour éviter que les messages ne soient endommagés par une forte pluie ou une inondation

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Ensuite, la BLM doit pouvoir résister au feu si elle se trouve dans une zone à risque, par exemple en forêt on peut imaginer utiliser une caisse métallique que l’on enterre à un point connu.

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Enfin, une BLM doit résister à la pire des épreuves, celle du temps, en effet le temps peut faire des ravages sur certains matériaux. Il faut savoir qu’il n’y a pas de BLM idéale, chaque situation peut demander une installation différente, le tout est d’avoir une cache qui puisse résister à tout ce qui pourrait endommager le contenu de la BLM.

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De plus, on peut imaginer utiliser les nouvelles technologies pour créer des BLM plus efficaces, en effet, on peut créer une BLM Bluetooth, ainsi un opérateur n’a plus besoin d’aller au contact de la cache et peut rester à quelques mètres pour éviter de dévoiler la BLM. Désormais vous avez toutes les clés pour concevoir et utiliser une BLM dans les meilleures conditions mais pour compléter cet article je vais vous donner quelques astuces pour fabriquer très facilement des BLM, vous pourrez vous en inspirer pour créer les vôtres en y apportant des améliorations pour les adapter au mieux à votre environnement.

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La BLM la plus simple que je puisse vous montrer se fabrique en quelques minutes et possède un rapport qualité prix extrêmement intéressant (ce qui permet d’en fabriquer plusieurs et de les disposer dans différentes caches). Pour la créer il vous suffit d’acheter les éléments suivants : - de la colle PVC - un tuyau PVC du diamètre et de la taille qui correspond aux colis que vous souhaitez déposer dans votre BLM - un bouchon PVC femelle simple du diamètre de votre tuyau - un manchon PVC du diamètre de votre tuyau - un tampon PVC (bouchon dévissable de regard de visite) Ensuite il suffit d’assembler votre BLM selon le schéma suivant :

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PS : pour une étanchéité optimale, il est conseillé de passer un coup de papier de verre sur
chaque surface à encoller, ainsi la colle accroche mieux aux surfaces.

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Je vous remercie d’avoir lu cet article en entier et vous invite à essayer de créer et d’utiliser
des BLM par vous même, rien n’est plus efficace que la pratique, surtout dans notre domaine
qu’est le survivalisme, de plus en essayant on remarque souvent les défauts d’un produit et
on peut alors chercher à l’améliorer !

Merci à Fred pour son article !

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pour aller plus loin.
article sur les lacrymogènes

Ecrit par le splendide Zackmass.

Version audio de l'article.

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Contextualisons !

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En mai dernier après les violentes
averses en Bretagne dans la forêt de Liffré nous avions décidé de profiter
d'une journée de balade dans la forêt pour se vider l'esprit.
Au moment du retour, nous avons croisé une énorme flaque de boue profonde
d'un bon mètre au moins au milieu de la route.
Nous l'avons évité mais pas le cycliste qui arrivait juste derrière

nous et qui a mal jaugé la possibilité d'un accident. Résultat : un vélo enfoncé et un mec
qui fait un soleil avant de s'écraser lourdement sur le sol.

Par chance? ce dernier était médecin et nous a bien aiguillés.
Dans un premier temps le blessé a été évacué de la zone à sa demande

Car il y avait la possibilité qu'il s'embourbe, rendant l'intervention risquée
ou bien encore qu'un des intervenants se blesse en portant secours.

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LE DÉGAGEMENT D'URGENCE

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Manipulation très risquée

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Normalement, il ne faut jamais déplacer une victime, sauf en présence d’un
danger réel, immédiat et non contrôlable. Le dégagement d'urgence est
destiné à déplacer, de quelques mètres ou plus, en quelques secondes, la
victime jusqu'à un lieu sûr pour permettre au secouriste de réaliser, en toute
sécurité, le bilan, les gestes de secours éventuels, la surveillance de la victime.


Une fois le dégagement d'urgence effectué (Avec à l’esprit l’idée de ne pas
aggraver l'état de la personne dans la mesure du possible) nous avons fait un
trop rapide bilan de la victime sans doute sous le coup du stress.
Puis nous avons appelé les pompiers presque immédiatement.

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LE BILAN

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Bilan d'une victime (Reste calme)

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Le bilan, pour moi Zackmass rédacteur de ce retour d’expérience, ne
doit surtout pas être bâclé il doit être basé sur l'observation de l’état
neurologique, circulatoire et ventilatoire : Demander à la victime de serrer les
deux mains en même temps, demander si elle sent nos mains. Vérifier l'état de
conscience, est-elle cohérente, répond-elle à vos questions ? Vérifier l'état de
la respiration, est-elle sifflante, bruyante, difficile, rapide ? Est-ce que la peau
devient bleue autour des lèvres ou au bout des doigts ?

Vérifier l'état circulatoire, Est-ce que la victime est pâle ? Est-ce que le rythme cardiaque
est anormalement rapide ou lent ? Est-ce que la victime n'a pas de
saignement important ? vérifier l’état neurologique, est-ce que l’individu répète
les mêmes choses inlassablement ? Et ce qu’elle prononce des paroles sans
aucun sens ? Pensez à vérifier les membres inférieur et supérieur ainsi que le
dos et le buste et le reste du corps à la recherche d'éventuels saignements,
lésions ou déformations anormales

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Pour aller plus loin : https://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/secourisme/bilan.html

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Étant porteur d'un EDC* (ce que l’on porte sur nous au quotidien)
spécialement conçu pour les balades en forêt, j'ai profité du temps d'attente
en ligne avant d'avoir un médecin urgentiste pour confier le téléphone à
quelqu'un d'autre et sortir ma trousse de soin, celle-ci s'est avérée utile pour
deux choses : les compresses stériles et le désinfectant.


Dans l'attente des secours, après mon bilan et en restant en ligne, au vu de
l'absence d’urgence vitale j'ai nettoyé les plaies du blessé afin de vérifier la
présence de corps étrangers, nettoyer la boue présente partout (nez fracturé,
arcade sourcilière ouverte, dent cassée, plaies superficielles sur le haut et le
bas de la bouche avec coupure profonde sur la lèvre) et réconforté le pauvre
cycliste.

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PANSER UNE PLAIE ET DÉSINFECTION

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Étape indispensable

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  • Désinfecter une plaie ne se fait pas sans précautions particulières. Dans
    un premier temps, le port de gants est obligatoire en cas de saignement pour
    réduire les risques de maladies quelconques transmises par le sang ou
    d’infections autant pour le secouriste que la victime
    Le moment du retrait des gants est important pour éviter toute
    contamination.

  • La désinfection avec les compresses se fait d'abord avec l'application d'une
    solution stérile sur la compresse pour nettoyer la zone doucement du centre
    de la plaie vers l'extérieur en escargot ou en étoile, une fois cette étape passée
    appliquer une autre compresse avec la solution désinfectante sur la blessure
    pour recommencer l’opération puis bander le tout avec une bande extensive,
    crêpe ou adhésive pour créer un pansement en attendant les secours si
    besoin. vérifier l'état de ce dernier régulièrement (si pas de saignement
    important notamment). Il faut toujours vérifier que l’état de la personne
    n’évolue pas et ce afin d'être rapidement en mesure d’intervenir et de tenir au
    courant les secours.

  • Pour aller plus loin : https://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/secourisme/bilan.html
  • https://www.formationambulancier.fr/05-fiches/3002-fiche-hyg-gants.htm

Le médecin régulateur au téléphone a demandé à mon amie de raccrocher,
puis nous avons attendu en continuant la surveillance du cycliste.
Au bout de dix minutes les pompiers ont rappelé ne trouvant pas exactement
l'emplacement car ils ont utilisé un système pour localiser le téléphone mais
celui-ci s'est avéré imprécis.


C'est à ce moment qu'un balisage a été effectué par notre groupe avec une
personne sur le bord d'une des routes secondaires à 200 mètres et l'autre sur
une autre route à 400 mètres, pour faire signe si les secours passent par là.
Le balisage aurait dû être fait bien avant, je m’en rends compte à présent.
Mais voilà aussi l’utilité d’un retour d’expérience. Voir ce qui a été fait et ce qui
aurait dû être fait.


Finalement les secours nous ont trouvés et ont pu avec un 4x4 accéder
facilement au blessé avant son évacuation. Ce dernier souhaitait connaître
nos noms pour nous remercier mais nous ne souhaitions pas l'être.
Il paraît naturel d’aider dans ce genre de situations.

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ET SI C'ÉTAIT À REFAIRE CE QUE JE REFERAIS DIFFÉREMMENT

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Un petit mea culpa

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  • Toujours porter des gants propres lors d'une intervention où il peut y avoir du
    sang, dans mon cas j'ai appliqué des compresses stériles après rinçage de la
    blessure sans gants
  • Respecter les règles de bon sens quand il s'agit d'aller quelque part comme
    avoir sa localisation précise afin de mieux renseigner les secours. En activité
    nature boussole et compte pas + GPS.
    Vérifier le contenu de sa trousse de secours. Ne pas s'encombrer de choses
    inutiles (quitte à avoir plusieurs trousses) et au contraire prendre les outils
    importants en fonction de l’activité - Couvrir la victime avec une couverture
    de survie, même si celle-ci ne souffre pas du froid ou du chaud il pleuvait un
    peu et la victime pratiquait une activité sportive avant sa chute.
    La victime peut ne pas avoir conscience de son état réel.

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COMMENT BIEN AGIR EN CAS D'ACCIDENT

Detail of cyclist man feet riding mountain bike on outdoor trail in sunny meadow

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Règles simples en cas d'accident et qui a été bien réalisé sur cette situation.

  • L'appel aux secours doit se réaliser après un premier bilan précis. Cela
    permet aux secouristes de savoir exactement de quoi il en retourne sans
    oublier des choses pour être plus efficace.
    Pensez à Je suis / Je vois / Je fais / Je suis en mesure de / Je demande.
    Dans notre cas, au moment de l'appel nous avions, même sous le stress,
    compris quoi transmettre aux secours.
    Le fait de préciser que nous étions en forêt a permis de mobiliser non pas un
    VSAV classique mais un 4x4

  • Ne jamais raccrocher le premier, l'opérateur peut parfois prendre quelques
    secondes pour saisir la fiche d'intervention avant de poser une question,
    raccrocher c'est s'exposer à ce qu'une information ne soit pas comprise par les
    secours ou ne pas recevoir de précieux conseils de la part d’un médecin sur
    quoi faire maintenant

  • Baliser la zone pour éviter un suraccident et se rendre visible des pompiers. -
    Avoir sur soi quelques matériels et de solides connaissances notamment une
    trousse de secours et une bouteille d'eau.
    Confiez le soin à une autre personne de téléphoner si vous êtes actuellement
    en train d'intervenir, ne faites pas tout seul.

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EDC : "Every day carry” Dans la situation décrite il s’agit de mon “fond de sac” un
ensemble d’outils que j’emporte avec moi en fonction de la situation.
Quand vous partez en vacances c'est la crème solaire dans le sac la serviette
et le savon parfois le maillot de bain sinon dans la vie de tous les jours c'est
votre téléphone vos clés votre portefeuille parfois votre opinel, le paquet de
mouchoir ou une capote si on a une aventure ( oh yeah touch my tralala, my
ding ding dong).


Mon EDC en forêt c'est mon couteau deux bouteilles (une plate car ma
compagne aime l'eau plate et une pétillante pour moi) deux barres de céréale,
deux compotes, une trousse de secours, une carte IGN + boussole, une petite
serviette, une batterie externe (4 charge complète), une solution
hydroalcoolique et deux briquets.

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PAR ZACKMASS, REDACTEUR.

Introduction

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S’il ne devait y avoir qu'un seul outil de défense dans notre société actuelle, alors ce serait la lacrymogène !

Et pas un magnifique P08 suisse xD

Encore faut-il savoir laquelle !

Lorsque nous nous penchons sur l'univers de la self-défense et que l'on passe en revue les pratiques comme le krav maga, le systema ou le Kali escrima, on réalise bien vite qu'en situation réelle, rien n'est assuré.

Le meilleur pratiquant peut être pris par surprise, être malade, blessé, simplement occupé ou chargé de courses pour la semaine. Il peut faire face à des adversaires plus forts, plus nombreux et mieux armés.

Dans ce genre de situation, comment augmenter nos chances de nous en sortir ?

Un entraînement régulier pour commencer.

Des trainings au plus proche du réel. Tenue de tous les jours, situations plausibles, réactions adaptées, retex, travail varié, échelonnage de la difficulté, pédagogie, familiarisation avec nos peurs etc.

À cela nous pouvons y adjoindre une aide supplémentaire, celle de l'outil de défense.

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lacrymogène asp palm défender

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L'outil de défense

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Quel que soit son choix, la notion de drills reste un incontournable. Il faut absolument connaître son matériel de combat sur le bout des doigts.

De jour, de nuit, qu'il pleuve, qu'il vente, le froid, la fatigue dans toutes les situations.

Quand on parle objet de self, on se retrouve face à une quantité impressionnante de propositions.

Des plus farfelues aux plus coûteuses.

Des plus encombrantes comme le gomm cogne au plus discrètes.

Une sectorisation par catégories va venir simplifier cet ensemble.

Nous pouvons classer les objets du plus discret au plus voyant et de la zone d'action la plus courte à celle la plus longue.

Les équipements d'impacts dans un premier temps forment des éléments très discrets, taillés pour le corps à corps, celui où l'on se regarde dans le blanc des yeux. C'est au sein de cette promiscuité dans le face-à-face, que réside également sa faiblesse.

Plus nous sommes proches de l'adversaire, plus nous prenons de risques.

Les impacts tous agissent en venant renforcer notre frappe par durcissement de la zone de collision. De par leurs tailles réduites et leurs prises en main, ils forment des systèmes qui offrent une bonne complexité face au désarmement et à l'arrachage.

Dans cette catégorie, nous retrouvons le traditionnel coup de poing américain qui trône à côté de nouveaux venus comme les stylos tactiques inspirés de vieilles armes asiatiques les wahara ou les koppo stick.

Souvent, leurs prises en mains vont permettre un placement correct du poing. Il est en effet compliqué de tenir un impact tool avec le pouce à l'intérieur de la main par exemple.

Nous limitons ainsi le risque de traumatismes des phalanges.

C'est également un palliatif au manque de puissance de nos coups.

Autres avantages, il est tout à fait possible de les combiner avec un autre type d'équipements et ainsi profiter d'une lacrymogène utilisable en percussions.

Si nous prenons un stylo, une lampe torche, une lacrymogène au format bâton et un couteau pliant fermé, tous vont pouvoir venir s'utiliser de la même manière. L'ergonomie très similaire va permettre l'apprentissage d'une seule gestuelle de combat.

De plus, nous nous retrouvons face à une technique martiale très instinctive et reptilienne, ce qui se traduit par un gain de rapidité, de simplicité et de mise en œuvre sous stress. Le fameux KISS, keep it simple, stupid tatoué sur ma cuisse.

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deux fonctions dont une du quotidien

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Les outils d'impacts autres que notre spray au poivre vont pouvoir agir en tant que back UP face à une éventuelle perte de la gazeuse.

La notion de poids mort est limitée car le couteau reste un outil du quotidien, le stylet permet d'écrire.

La lampe comme source de lumière bien évidemment.

Deux fonctions a chaque fois dont une qui servira au quotidien.

Nous pouvons également adapter notre arme du moment en fonction de notre environnement. Partir sur la lampe et le stylo uniquement si nous devons passer dans un portail de sécurité par exemple.

J'ai justement pu tester un modèle de lacrymogène qui vient s'inscrire dans cet ensemble d'outils similaire destiné à l'impact. Les modèles Defender de chez ASP.

Trois tailles, trois contenances.

Le plus grand le street Defender, le plus petit le palm defender et entre les deux le Key Defender.

Le fonctionnement m'a tout de suite fait penser aux mécaniques d'armes à feu et plus particulièrement les armes à feu camouflées style bullet Pen en 22lr.

Des pièces toutes simple, une sûreté, un endroit où appuyer qui fait office de queue de détente, un élément plat qui vient "percuter" une cartouche de gaz lacrymogène OC (oléorésine de capsicum, un principe actif ) et un trou de sortie de l'autre côté qui fait office de "canon". Les cartouches étant remplaçables.

Toutes les pièces sont démontables ou dévissables permettant un nettoyage simple.

Présence de joints toriques pour garantir une étanchéité de la chambre de percussions.

L'ensemble est solidement logé dans un tube en aluminium aéronautique.

Son design induit une ergonomie toute particulière qui vient servir les besoins du combattant de rue.

En effet, de par sa forme il permet une utilisation pour frapper et ainsi venir soutenir ou remplacer l'action lacrymogène en cas de manque d'efficacité ou de défaillance.

L'équipement est fourni avec des anneaux fixables à une extrémité. Ainsi les clés viennent naturellement s’y adjoindre.

Un bon moyen de toujours avoir l'arme sur nous.

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Problématique de prix

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Bien entendu, on pourrait opposer l'argument du coût de ce concentré d'ergonomie.

En effet, une simple petite bombe achetée sur le Net est facilement trouvable entre cinq et dix euros quand il faudra débourser entre vingt-cinq et cinquante euros pour les modèles ASP.

Malgré tout, comme le dit l'adage, acheter Chinois acheter deux fois.

J'ai, comme beaucoup de personnes, commencé par ce genre d'équipements low cost. Propulsion inopérante, déformation du corps du produit, distance d'engagement ridicule, produit très peu efficace, fuites dans la poche, actionnement involontaire… bref une galère constante.

Une pensée doit être présente à notre esprit lors de notre choix. C'est la philosophie traditionnelle du ninja ou du samouraï.

Le "ninja" va privilégier du matériel très peu cher qu'il pourra sans aucun remords cassé, jeter ou perdre.

Le samouraï lui sera dans un rapport plus profond avec son équipement. Il choisira la qualité même s’il faut y mettre le prix.

Ce choix, bien que très cohérent face à l'achat de telle ou telle plateforme d'arme à feu par exemple, le devient beaucoup moins quand il s'agit d'un équipement peu cher comme la lacrymogène.

En effet une trentaine d'euros pour un item capable de stabiliser une situation potentiellement très grave et ainsi protéger notre vie ou celle d'autrui. J'ai vu pire comme ratio coûts bénéfices.

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Principe de fonctionnement

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L'action incapacitante de nos gazeuses se divise en deux grandes familles.

Les principes actifs OC ou CS.

L'un (le CS) est un ancien produit, peu efficace sur les animaux et les drogués, qui va venir "contaminer" tout ce qu'il touche. Ce qui veut dire nettoyage obligatoire en cas d'expositions.

Comme avantage on retrouve un prix plus faible que l'oc.

Ce dernier lui est constitué d'une base de piment. On les surnomment parfois gazeuse au poivre. Sans doute car le poivre est également constitué de capsaïcine.

Le principe actif, c'est bien, ce n'est pourtant pas tout. Avec l'oléorésine de capsicum il va falloir regarder le pourcentage présent ainsi que son évaluation sur l'échelle de scoville.

C'est une mesure de la force du piquant du piment.

Par exemple le piment de cayenne est entre 30 000 et 50 000

Le tabasco lui est entre 7 000 à 8 000

Notons que cette sauce piquante est utilisée justement comme lacrymogène du pauvre ou légale.

Pour ce faire, les adeptes de cette méthode viennent renverser l'huile piquante sur leurs mains pour ensuite venir au contact du visage de l'adversaire.

Comme toutes solutions de fortune (le garrot tourniquet fait avec les moyens du bord en est aussi un exemple) son efficacité est toute relative.

Une autre technique plus simple, les pièces de monnaies dont je parlerai dans un autre article.

Pour nos petits monstres cracheurs de piments, nous commençons à être dans de bonnes performances à partir de 2 millions de SHU.

Les défendeurs de chez ASP sont donc parfaits à ce niveau-là.

Si vous recherchez des performances encore plus grandes comme un taux de SHU plus important ou bien une portée plus longue il faudra se tourner vers les Fox labs ou les sabres red ou bien vers les solutions de chez piexon.

Mais nous gardons cela pour un prochain article, les amis !

Pour aller plus loin:

https://www.youtube.com/channel/UCKBNNmxpgphhwG43u1Yswng

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Interrogations d'un survivaliste comme les autres.

Salut à toi voyageur…

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Tu m’appellera SevenSeth16, c'est le seul de mes noms que tu à besoin de connaître.
Avant toutes choses, quelques lignes sur l'auteur de ce que tu lis.
Je ne cherche à être ni acclamé ni critiqué je vais te conter ma vision de ce que tu nomme Survivalisme.
Chaque histoire à ses hauts et ses bas. Celle ci n'est ni triste ni heureuse, c'est simplement… La mienne.

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Bienvenue dans ma tête…

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J'ai grandi dans un milieu modeste, mais un quartier semi pavillonnaire dans les années quatre-vingt-dix à la frontière d'une cité des années 80 faisait déjà de ma famille des "privilégiés".
Dire que mon enfance n'as pas été heureuse serait faux, comme le reste, elle eu des périodes plus fastes
que d'autres.

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Dire que mon adolescence fut heureuse serait un mensonge.
Changer de trottoir pour éviter les encombrants tombants des immeubles et choisir son itinéraire pour
éviter les zones où ma couleur de peau n'était pas la bienvenue ont fait de moi quelqu’un emplis de
colère, une colère réprimée car ne pouvant être légitime dans notre monde.
Ma vie m'as mené en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie mineure et en Asie du sud-est.
Cela m'as exposé aux différentes façons de concevoir le monde et la vie de ces sociétés.

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Après des difficultés professionnelles et un épisode à la limite de la dépression, il m'as été conseillé de
voir une psychologue. Grâce à ces entrevues et la à l'annonce de la première grossesse de mon épouse,
j'ai remis beaucoup de choses en question.
Pourquoi est-ce que je me battait, qu'elles étaient les choses importantes pour moi, pourquoi cette
rancœur et cette colère, pourquoi cette incompréhension de la société dans laquelle je vis?
J'étais en fait rongé par un certain rejet de notre société et plus largement par mon incompréhension de
celle ci.

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Mes valeurs

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J'ai découvert que mes valeurs n'étaient pas incompatibles avec celles qui s'imposent dans notre monde,
juste trop éloignées pour être facilement miscibles.
J'ai toujours eu un profond respect pour la nature, cela m'as amené à plusieurs réflexions sur l'avenir et
donc sur la prévoyance ainsi que l'écologie.
Plus tard, l'écologie c'est transformée en philosophie. Elle est devenue pour moi zéro déchets et
permaculture. Ma culture Européenne emprise de catholicisme à été abandonnée au profit d'une
philosophie proche du paganisme.

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Mes "voyages" mon amené à relativiser sur la bienveillance humaine. Quand les premières fumées de
l'incendie de font sentir, ceux qui le peuvent quittent le navire. Les autres, ceux qui ne veulent ou ne
peuvent pas quitter les lieux doivent faire face, prendre la vague de plein fouet ou réussir à la dévier
pour s'en protéger.
Quand il n'y a plus de lois ni personnes pour les faire respecter, il n'en reste qu'une celle du plus fort ou
des mieux préparés…

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J'ai aujourd'hui deux enfants bientôt trois. Le plus grand, très curieux, participe aux plantations ainsi
qu'aux travaux de la maison et connais par cœur notre adresse et le numéro des pompiers par exemple.
Nous l'avons sensibilisé aux appels à ces services si jamais il ce retrouvait seul à pouvoir réagir. Et
nous cultivons sa curiosité le plus possible.
Madame est médecin, ce qui limite la préparation dans ce domaine, elle ce forme à la botanique et à la
fabrication des produits ménagers.

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Elle était dans l'incompréhension au début de mon changement de voie mais avec un peu de recul et
beaucoup de discussions, elle change d'avis petit à petit…
Papa quand à lui a la chance d'avoir eu un grand-père ancien légionnaire avec beaucoup d'imagination
et un peu touche à tout.
J'ai donc hérité de cette curiosité, de cette résilience, je me forme en permanence: armurerie,
menuiserie, métallurgie, permaculture…

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Quelqu'un qui recherche l'autonomie à t'il inventé quelque chose ? Un père de famille qui veut
autonomie et sécurité pour ses enfants est-il un paria?
Sommes nous des marginaux ou simplement des gens qui se sont rendus compte que leurs grands
parents et les parents de ceux ci étaient déjà des survivalistes qui
s'ignoraient?
Ce que tu appelles survivalisme n'est pas dû à la peur des autres.
Il est dû d'abord à un constat, une croissance infinie dans un monde fini est impossible, nous allons
droit dans le mur sur beaucoup de plans.

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Je ne me forme pas pour me défendre contre les autres, je me forme pour protéger ceux à qui et à quoi
je tiens.
Ma préparation à la résilience est avant tout due à l'amour que je porte à mes enfants et à l'amitié que
j'entretiens avec ceux qui je l'espère pourront partager ma vision des choses et former les communautés
autonomistes de demain.

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Réfléchis bien, essaie d’anticiper le pire pour vivre le meilleur.
SevenSeth16.

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Premier podcast de la série Undersurvival Podcasting. Des avis? ;p

Pourquoi le grand public confond Survivalistes, Preppers, Dark Preppers, Autonomiste et Low Tech ?

Qu’est-ce que c’est vraiment le survivalisme ? Est-ce que ça rime avec fin du monde ? Pandémie ? Accident nucléaire ou attaque extraterrestre ?

Pourquoi imaginer des bunkers, des boîtes de conserve et des armes à feu en grande quantité ? Voilà le genre de questions auxquels je réponds dans ce podcast. Bonne écoute de ce mini-livre audio !

chapitrage: 00:00 introduction fiction dans l’univers undersurvival

01:13 début du podcast survivaliste

16:00 Conclusion fiction dans l’univers undersurvival

Un immense merci à mon merveilleux et talentueux monteur vidéo Clément Keller mais aussi à Charlie, Aurélien alias OV et Vincent pour leurs soutiens précieux. Merci à mon petit caméléon ! Qui se reconnaitra ! et merci à Seb qui ma fait découvrir cette personne en or! Merci à licorne aussi pour rien... Un merci tout particulier à Bijaman mon frère que j'aime tout particulièrement. Merci à Alexis mon autre frère également. 😀

Retrouvez moi sur : https://linktr.ee/Tacline

Undersurvival Podcasting Episode 1: Pourquoi personne ne comprend le Survivalisme ?

Intro :

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Mes pas résonnent à travers les longues étendues glaciales qui m’entourent.

je sens la bride de mon masque frotter contre mon crâne qui me sonne.

Une douleur lancinante devenue ma compagne depuis quelques heures déjà.

Mon regard s’émousse mine de rien.

Fatigue quand tu nous tiens.

Un bruit déchire le silence de mes sens.

Un staccato d’un vieux fusil d’assaut au loin puis plus rien.

Par-delà les anciennes digues qui ne retiennent maintenant plus qu’un passé lointain

oublié de tous.

mon corps se fige, mon esprit dérive.

Il me faut reprendre mon chemin quand mon pied bute contre un vieux parchemin.

Me voilà qui le tient au creux de ma main.

Il s’ouvre et je découvre un vieil artefact des plus communs.

Mes doigts glissent au hasard et déclenchent un son par-delà le câble qui pend sur le côté.

Par instinct, je porte la petite chose de plastique sombre au creux de mes oreilles.

Et c’est là qu’une voix s’éveille… 

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Salut à tous, je suis Tacline la ligne tactique et bienvenue sur Undersurvival Podcasting!

Aujourd'hui on va tenter d’expliquer ce qu’est le Survivalisme mais surtout pourquoi il demeure un éternel incompris auprès du grand public.

Pour ce faire, commençons par la définition en sortant un bon vieux Larousse.

Nous pouvons y lire qu’Il s'agit d'un mode de vie d’une personne ou d’un groupe de personnes qui se préparent à la survenue, à plus ou moins longue échéance, d’une catastrophe qu’elle soit nucléaire, écologique, économique, etc., et ce à l’échelle locale ou mondiale.

Les nouvelles formes du Survivalisme, incluant autosuffisance, solidarité et débrouillardise, recouvrent auj. des réalités et des idéologies très variées, et sont regroupées sous le terme de Néosurvivalisme.

L'idée principale de cet épisode c'est de sortir des clichés et de l'imagerie populaire qu'on a de ce mouvement.

Clichés qui d’ailleurs s’éloignent énormément de la petite définition du dico qu’on vient de voir.

On va donc éviter de sortir les conneries habituelles. On ne parlera pas de bunker, de personnes armées jusqu'aux dents, de l'extrême droite radicale de complotisme, de reptiliens ou de la certitude d'un effondrement de nos sociétés à cause des extraterrestres.

Ce sont malheureusement des propos que l’on va entendre dans la plupart des émissions qui parlent de notre sujet. On se retrouve bien souvent, avec un simple reflet peu profond, approximatif et déformé de ce qu’est vraiment le Survivalisme.

Mais du coup, comment se fait-il que le commun des mortels imagine un mec entouré de boîtes de conserve avec un masque à gaz, son fusil, le tout enterré sous 15 mètres de béton en hurlant “je vous avais bien prévenu ils se sont fait péter les cons ?”

Pourquoi est ce que c’est ça l’image du Survivalisme la plus répandue ?

Déjà car ceux qui en parlent font partie de deux grandes catégories (je simplifie la réalité bien évidemment pour faciliter la compréhension) .

Ainsi on a d'un côté, les personnes qui sont dans le mouvement et de l’autre ceux qui sont à l’extérieur et qui en parlent de loin.

Les premiers, font donc partie de cette communauté et comme tout domaine spécialisé ils auront tendance à utiliser un langage spécifique en parlant d’EDC, de BOB, de BAD, de BOV, DTOM, KISS, la règle des 5C, des trois L, des trois S etc.

Ce sont des abréviations qui permettent à ceux qui les connaissent d’aller plus vite dans leurs échanges mais qui rendent hermétique la venue de novices qui doivent donc apprendre pour pouvoir communiquer.

Le nouveau venu risque de ne pas comprendre quand un survivaliste parle de son univers, si ce dernier utilise un jargon propre au domaine sans le définir.

C'est un souci qui n’est pas l’apanage de ce milieu. Le corps médical utilise des mots complexes OBVA, AVP, ACT , les militaires également avec les FOMECBLOT, CASTRE, PANASE etc.

Finalement, dès qu’il y a communauté, rassemblement d’humains, un langage spécifique se développe.

Sauf que, nous sommes dans une société de la rapidité. Du tout, tout de suite et maintenant. Les spectateurs du net ne veulent pas avoir à chercher pour comprendre. Si le discours n’est pas clair, limpide et simple, ils vont juste passer à autre chose.

Bien évidemment, je fais des généralités pour faire comprendre ce que je raconte plus facilement. Tous les viewers ne sont pas comme ça, tous les survivalistes non plus.

Autre point concernant cette première catégorie, c’est la part belle à un phénomène de “freak show”. Ou la course à l’audimat. Toujours plus de vues, toujours plus d'abonnés, toujours plus d’attention.

Il est plus tentant de mettre en avant les excès et les débordements d’un mouvement

vu que nous avons tendance à plus facilement réagir au négatif qu’au positif.

D'un point de vue de l’évolution, le risque est synonyme de mortalité, il est donc plus facilement pris en compte.

Rappelons la pyramide de Maslow dont le socle est constitué des besoins physiologiques en premier puis de la sécurité, l’appartenance, le besoin d’estime et le besoin de s’accomplir.

Ceux qui parlent de destruction et de fin du monde en jouant sur la peur attirent donc plus facilement l’attention car il s’adresse aux premiers paliers de la pyramide.

Ainsi, nous prêtons plus facilement attention au côté alarmiste d’une poignée d'extrémistes qu’au côté rassurant et terre à terre de la majorité. 

Simplement car ils évoquent des événements susceptibles de mettre fin à notre existence.

C’est le côté prêcheur de la fin du monde.

La fin du monde est arrivée ! La fin du monde est arrivée ! La fin du monde est arrivée ! fuyez pour vos vies ! fuyez pauvres fou !

je rappelle que les extrêmes sont très rarement majoritaires. Mais qu’avec internet on aura tendance à l’oublier car la majorité silencieuse n’est-elle pas visible

L’idée derrière tout ça c'est de de mettre en avant un personnage borderline, en marge de la société de façon à faire réagir le spectateur pour qu’il se rassure en se disant qu’il est “normal” dans le sens d'adéquation avec les normes sociétales.

Ainsi il est plus susceptible de partager, de liker, de commenter et donc de faire grossir la visibilité du contenu.

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Revenons aux survivalistes qui parlent aux survivalistes.

En plus d’user d’un langage de spécialiste, la plupart n’arrivent pas ou peu à sortir de leurs bulles. Ils s’adressent à des initiés en oubliant la plupart du temps de se mettre à la place d’un nouveau venu.

Il existe bien sûr du contenu spécial débutant mais la majeure partie du temps l’on va tomber sur des choses comme : “quoi mettre dans mon EDC, comment créer la BAD de mes rêves etc. “

Donc des productions qui, de manière inconscience, nécessitent des bases pour être comprises.

Et c’est normal. Du point de vue du créateur de contenu, il va en permanence avoir l’impression de revenir sur des choses simples pour lui et aura donc tendance à se dire je privilégie le noyaux dur des gens qui me suivent car ce sont eux qui interagissent avec moi et les nouveaux n’ont cas regarder mes premières vidéos pour comprendre. Ils devraient faire le travail par eux-mêmes. car moi je donne de ma personne donc eux devraient faire de même.

Ajoutons également que le visiteur peut très bien tomber sur une création sortie de son contexte. La partie III d’une réflexion globale sur tel ou tel chose par exemple.

La notion de début, de milieu et de fin est diluée au profit de la nouveauté et donc de la question est ce que ce travail est récent?

Faisons l’analogie avec le fait d’ouvrir un livre et de s'arrêter sur une page au hasard

ce que nous allons lire n’est pas éclairé par la somme des pages précédentes ce qui peut amener à une mauvaise interprétation de la part du visiteur.

SI le créateur développe, admettons, l’idée qu’il faut pouvoir se protéger d’une agression, par exemple d’un viol. 

Qu’il commence par parler du fait que la police ne peut pas intervenir en 30 secondes, qu’il explique bien qu’il faut respecter les lois en vigueur, qu’il parle de sécurité personnelle, d’analyse de son environnement et qu’il enchaîne sur l’arme et son usage en dernier recours.

Mais que le spectateur lui clique sur un contenu qui fait suite à toute cette réflexion, qui parle de quelle arme choisir pour se défendre.

Le spectateur n’aura pas conscience de l’amont et va pouvoir imaginer que le créateur conseil de s’armer et de se défendre au mépris des lois car c’est un gros survivaliste redneck.

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Les survivalistes sont également très différents les uns des autres. Eux-mêmes ont parfois du mal avec la définition du mouvement. Ainsi certains vont se revendiquer survivaliste alors qu’ils sont plutôt preppers.

D’autres qui sont autonomistes, décroissants, low techs vont justement affirmer ne pas être survivaliste car ils associent survivalisme et prepping en y ajoutant un coté négatif à la chose. 

Il y a finalement confusion au sein même de la communauté avec des sons de cloches différents. De quoi se perdre dans toutes ses nuances.

Notamment car chacun parle de sa propre définition. très peu vont retourner aux sources et aux origines du mouvement. Très peu parlerons de Don Stephens de Kurt Saxon de Bruce D clayton par exemple.

Simplement car n’importe qui peut se revendiquer survivaliste, ouvrir sa chaîne et en parler. Il n’y a pas besoin d'être un expert reconnu du domaine. Pas besoin d’expérience. Ni même d'être bon là-dedans. C’est le revers de la médaille de la démocratisation de l'information ou n' importe qui peut percer indépendamment de sa qualité ou de ses connaissances.

Un ensemble de facteurs non exhaustifs qui peuvent mener à une vision déformée du mouvement.

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SI nous passons à la seconde catégorie, les personnes qui ne sont pas survivalistes mais veulent en parler, eh bien justement eux, auront du mal à comprendre le mouvement car ils n’auront pas forcément, le temps ni l’envie d’effectuer des recherches approfondies.

Ils risquent donc de se baser sur les premières propositions de contenu, rappelons l’effet freak show, donc des contenus qui ne sont pas le reflet de la majorité ou bien se baser sur tel ou tel survivaliste qui en réalité n’en est pas un mais qui appartient plutôt à la catégorie Preppers.

Je parle de Prepping et du Survivalisme comme deux choses différentes là où la plupart pensent que preppers n’est que la traduction anglaise de survivaliste.

Et que donc on peut dire soit l’un soit l’autre. et qu’on s’en bas les couilles au final.

Alors que le mot originel est “Retreaters” celui qui se met en retrait qui laissera la place aux mot “Survivalist”.

Personnellement, je définis un preppers comme un individu se préparant à la fin du monde. Donc quelqu’un qui est très spécialisé sur un scénario de type macro comme une rupture de normalité globale et totale. Par exemple, se préparer à la fin du monde provoquée par une pandémie.

Ainsi chaque preppers choisit selon sa propre sensibilité ce qu'il pense être la fin du monde et s'y prépare.

Il envisage donc un seul cas de figure et travaille dessus pour y survivre. 

C'est un point de vue spécialiste qui va optimiser sa façon de réagir à la situation car il estime que c'est la chose la plus probable qu'il va arriver.

Bien entendu, il y a des nuances au sein même de la nuance et certains preppers vont se préparer à différents scénarios contrairement au classique mono scénario de fin du monde.

Ce qu’il y a de commun chez les preppers c'est cette notion de rupture de la normalité globale.

Pour un preppers, la société telle que nous la connaissons va forcément dysfonctionner à un moment ou un autre il ne s'agit que d'une question de quand.

Le survivaliste agit à l’échelle du microcosme. Il n’envisage pas la fin DU monde en premier mais la fin de SON monde.

Il n’est donc pas un spécialiste mais un touche à tout qui travaille sur sa résilience face aux situations qui peuvent arriver. Il envisage l’accident de la route, l’incendie, l'agression, la perte d’emploi. Donc une rupture de sa propre normalité.

Des choses qui, somme toute, peuvent arriver. Le fait qu’il se prépare à ce genre de situations lui permettra également d’avoir quelques cartes à jouer dans le scénario des preppers.

Bien entendu il existe d’autres points de vue comme les dark preppers, autonomistes, low tek, décroissant etc.

Ajoutons que chacun n’est pas forcément à cent pourcents l’un ou à cent pourcents l’autre. Chacun aura sa propre sensibilité provoquant des mélanges subtils entre les différentes visions du monde. Il est donc tout à fait possible d’avoir un point de vue preppers sur certaines choses tout en développant un côté décroissant et autonomiste.

On comprend donc que le Survivalisme est un domaine vaste et protéiforme empli de nuances de plus en plus subtil.

Chacun verra le Survivalisme sous un prisme différent.

Ce dernier ne regroupant qu’un nombre important d’individus ou de petits regroupements qui tentent d’apporter une solution à la croyance en un système de plus en plus fragile ou tout du moins faillible.

Ma propre définition n’est pas la vérité absolue. Elle aussi n’est que la résultante de mes propres expériences et de mes propres œillères.

Qu’importe notre point de vue, pour moi le cœur du survivalisme réside dans le fait de dépasser ses limites, ses peurs et sa zone de confort, devenir quelqu’un de meilleurs chaque jour. Aller de l’avant s’aider soi-même pour aider les autres.

La préparation à la situation de crise n’est qu’une excuse pour nous pousser vers le haut.

Le Survivalisme devient pour moi la justification non pas de mon inactivité mais au contraire le travail sur moi-même.

Il ne s’agit pas d’une peur d’un avenir incertain mais de la confiance sur qui je suis, sur qui m’accompagne et de ce que j’ai déjà construit.

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La petite voix dans ma tête semble s'être arrêtée tout comme l’horrible machine de mort par-delà les digues du nord.

Serais- je à présent témoin d’un morceau de quotidien d’un monde lointain ?

Mon esprit n’a point saisi chaque nuance de cette danse verbale. Peut-être que mon ami la voix et moi-même sommes simplement trop différents.

Quoi qu’il en soit me voilà qui me dresse avec maladresse pour reprendre la route.

La peau de ma main plaquée contre l’épaisse poignée de métal froid et hurlant qui colle à ma ceinture comme un gardien à son troupeau.

Je glisse le petit enregistrement au fond d’une poche et me hisse avant de disparaître à travers le blizzard.

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