IMPRESSION 3D

Coté Obscur

Un article de

Masuyo :
je suis coutelier, bushcrafter et amateur de bricolage low et high tech.

masuyo2000@gmail.com pour toutes questions.
mon nouveau blog : https://masuyo.mystrikingly.com/

Utilisation imprimante 3D.

L'utilisation d’une imprimante 3D, dans un contexte de résilience, peut paraître étonnante.
Bien entendu, dans un contexte fortement dégradé je préfère faire confiance à des outils low techs plutôt
que high tech. Mais dans un monde entouré de technologie, la compréhension et l'utilisation d'outils
technologiques sont des pré-requis indispensables à l'élaboration de notre résilience.
Néanmoins nous allons voir qu’une imprimante 3d est un choix intéressant dans un contexte de résilience
et d’autonomie.

1 : Intro: Premier confinement.

Tout le monde est chez soi, le pays marche au ralenti, tout ou presque se fige.
Les masques et autres moyens de se protéger sont rares.
Sur les sites d'impression 3D, apparaissent des plans pour faire des visières 3D. Donc en restant chez
moi je peux fabriquer des masques de protection avec un peu de plastique et une feuille en plastique A4.
Des réseaux commencent à se mettre en place pour équiper les soignants.


Le premier modèle que je passe à ma voisine infirmière et qui tient avec un élastique : reviens avec ces
commentaires : pas confortable, le plastique tient mal bref, la misère.
En plus ce modèle était compliqué à imprimer et il fallait un gabarit de perçage pour le plastique.

Les modèles s'améliorent et un modèle s’impose : facile à imprimer, tiens bien et on peut percer les trous
avec un perforeuse de classeur .
Bref, j’ai livré plusieurs visières pour la voisine, les médecins et infirmiers du coin.
J’ai également dû remplacer la roue d'entraînement de mon backstand (machine à bande abrasive pour la
coutellerie) et je l’ai imprimé ( voir le chapitre “designer et fabriquer”).
Donc en cas de situation imprévue l’imprimante permet de fabriquer des objets simples rapidement, mais
aussi réparer votre matériel en fabriquant des piéces de rechange.

Comment ça marche?

Une imprimante 3D à filament (le modèle le plus courant est juste une machine qui va déposer couche par
couche du plastique fondu jusqu’à créer un objet en 3D.
Différents types de filament existent du plus simple au très cher. Le PLA s’impose de par sa facilité
d’emploi, son bas coût et l’absence de vapeur nocives lors de l’impression.


Pour imprimer au niveau logiciel ; il faut faudra :
● un fichier de l’objet en 3D que vous aurez téléchargé ou conçu.
● un logiciel de “slicing” c'est-à dire un outil qui va transformer un objet 3D en un jeu d’instructions
pour l’imprimante 3D sous forme de couche 2D successives (appelé Slice en anglais) j’utilise Cura
qui est la référence gratuite.
● une connexion avec l'imprimante via Wifi, réseau filaire, USB ou une simple carte SD.

Cura est un logiciel très complet qui vous permettra d’éditer des dizaines de paramètres pour configurer
l'impression : hauteur des couches, températures, vitesse, type de remplissage. C’est ce qui fera la
différence entre une impression réussie ou ratée.

Télécharger des fichiers

90 % des possesseurs d’imprimante 3D “loisirs” ne désignent pas eux-mêmes leurs objets en 3D mais les
téléchargent uniquement. Et bonne nouvelle, il existe des sites de dépôts de fichiers pour à peu près tout !
Certains sites sont payants et d’autres gratuits.
Mon coup de cœur c’est Thingiverse qui est incroyablement fourni.
Mais si les figurines japonaises vous importent peu, que pouvez-vous trouver ?

quelques exemples :

customisation de design

Certains fichiers téléchargeables peuvent être customisés, comme les charnières déjà citées ou ces
molettes qui peuvent s'adapter à vos écrous .

designer.

L’étape un consiste à se procurer un logiciel de modélisation 3D.
Il en existe plusieurs, gratuit jusqu’à plusieurs milliers deuros.
Mon conseil pour débuter :

Mes réalisations :

Le budget

Pour une imprimante 3D basique “FDM” comme une creality il faut compter dans les 200 € environ,
150 € pour une alfawise comme celle que j’ai.
Bien sûr ce type d’imprimante est en priorité destiné les “bidouilleurs” et le prix des imprimante pro varie
plutôt entre 500 et 3000 €.
Pour les bobines, le prix du bobine de PLA “basique” varie entre 15 et 30 €.

Pour conclure

Dans une utilisation “normale” une imprimante 3D est vraiment un allié du bricoleur, et je ne vous ai pas
parlé du fait de faire des gabarits, etc.
Dans un contexte dégradé , on pourra privilégier une imprimante directement alimentée en 24 V et plus en
220V en bricolant un peu pour alimenter directement la carte mère sans passer par l’alim.
Donc dans un contexte dégradé l'utilisation d'objets high-tech peut paraître paradoxale par rapport à une
approche Low-tech. Mais n'oublions que le principe de la préparation consiste à comprendre et savoir.
On prendra également garde à privilégier des logiciels ne demandant pas de connexion au net et prévoir
un stock de bobines suffisant.

Masuyo :
je suis coutelier, bushcrafter et amateur de bricolage low et high tech.
masuyo2000@gmail.com pour toutes questions.
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